Etude sur les modalités contemporaines de jouissance

Il s’opère, depuis quelques décennies, un changement radical des comportements et des manières, pour le sujet contemporain, de tenir dans le monde. La question qui se pose à ces sujets n’est plus celle d’avoir à s’inscrire dans un désir mais bien celle des possibilités de jouissances, d’une ouverture à tous les possibles, autrement dit une tentative d’annihilation de l’impossible. Il en résulte des formes cliniques de débordement de la jouissance allant des addictions massives (alcool, drogue, chemsex, jeux vidéo, réseaux sociaux, etc) à la montée du communautarisme en tout genre (féminisme, wokisme, mouvements radicaux) et en passant par la transsexualité et par des modes de reproduction délégués à la science. Le monde contemporain assiste à une clinique de l’excès au point qu’il n’est même plus en capacité d’éliminer ses propres déchets. En effet, le sujet contemporain, pris dans une jouissance sans limite de l’objet répond à présent à un nouveau commandement ; celui du néo-libéralisme (dérivé du discours capitaliste) à savoir un impératif de jouissance…